Les chats peuvent au cours de leur vie entrer en contact avec des agents pathogènes (virus, bactérie, parasite) pouvant entrainer de grave problème de santé, voir la mort. Pour prévenir certaines de ces maladies graves il existe la vaccination, un moyen simple et efficace pour protéger nos compagnons à quatre pattes de façon durable.

Des questions sur les vaccins chez le chat ?

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Pourquoi faut-il vacciner votre chat ?



La vaccination est une procédure qui consiste à immuniser un animal contre une maladie infectieuse. Le vaccin a pour rôle de faire croire à l’organisme qu’il est infecté par un virus, une bactérie ou un parasite pour qu’il produise des anticorps spécifiques. Ces anticorps seront alors disponibles et « prêts » si une réelle infection survient au cours des mois et des années qui suivent la vaccination. La vaccination a donc un réel intérêt pour l’individu propre qui est vacciné.

La vaccination est un des meilleurs moyens de lutte contre les maladies infectieuses et est utilisée aussi bien chez l’homme qu’en médecine vétérinaire. Grâce à des campagnes de vaccination systématiques elle a par exemple permis d’éradiquer la rage des carnivores de notre pays depuis 2001. Les rares cas existants mis en évidence dans notre pays proviennent de chauve-souris mais surtout de chats et de chiens importés illégalement (non ou mal vaccinés) de pays où la maladie sévit toujours !

Le chat domestique est un animal plutôt indépendant, ayant tendance à aller se promener seul à l’extérieur. Par ce comportement, il est amené à rencontrer beaucoup d’autres chats, domestiques ou sauvages, potentiellement porteurs de maladies plus ou moins graves. A leur contact, votre chat peut attraper ces maladies et les transmettre à d’autres chats. Comme pour les êtres humains, la vaccination d’un chat permet aussi de protéger ceux qui vivent dans son entourage. En effet, les chats véhiculent moins ou pas les agents infectieux (virus, bactérie) contre lesquelles ils sont vaccinés. De ce fait, des animaux à risque qui ne peuvent pas être vaccinés car malades, trop jeunes ou trop âgés auront moins de risques de contracter ces maladies, si les animaux qui les entourent sont correctement vaccinés. La vaccination a donc aussi un intérêt collectif majeur.

Attention, les chats d’intérieur strict sont également à risque d’attraper certaines infections, même s’ils sont moins exposés que les chats ayant accès à l’extérieur. En effet, par nos allées et venues entre nos habitations et l’extérieur, nous (propriétaires de chats domestiques) pouvons participer au transport de virus, bactéries et parasites qui pourront infecter nos animaux.

Dans le cas de la rage, la vaccination des chats permet également de protéger l’Homme en évitant la transmission de cette zoonoses graves et mortelles (= maladies transmissibles à l’homme et à l’animal).

Dernier avantage de la vaccination du chat : la consultation vaccinale. Sur un animal en apparente bonne santé, il est facile d’oublier de se rendre chez le vétérinaire pour réaliser un check de son animal.

La consultation vaccinale est l’opportunité de présenter votre chaton pour la toute première fois à votre vétérinaire et que celui-ci soit examiné de la tête à la queue pour vérifier que tout va bien et poser toutes vos questions (comportement, éducation, stérilisation, identification, santé …). Sur un animal vieillissant, la consultation vaccinale, permet aussi de vérifier que certaines fonctions vitales de votre chat fonctionnent toujours correctement comme le cœur, les reins, le foie … en réalisant un examen clinique complet de votre animal et même en vous proposant des examens complémentaires comme vous le propose votre médecin !

Contre quelles maladies faire vacciner mon chat ?



Il est possible de vacciner les chats contre plusieurs maladies

  • La rage (R),
  • La leucose (FeLV),
  • La panleucopénie féline appelée également typhus(P ou T),
  • Le coryza(C).
  • La chlamydiose féline (Ch)

Il n’existe malheureusement pas de vaccin contre le sida du chat (FIV), maladie pourtant d’actualité chez les félins.

Les vaccins essentiels chez le chat



Ce sont les vaccins recommandés chez le chat quel que soit son mode de vie. Les chats d’intérieur strict ne sont pas exempts de rencontrer certains agents pathogènes extrêmement résistant dans l’environnement, que nous pouvons ramener sous nos chaussures à la maison en tant que propriétaire. Le risque zéro n’existe pas et il convient donc de raisonner l’intérêt de la vaccination car ces maladies peuvent être potentiellement mortelles. Il est donc recommandé de vacciner les chats d’intérieur et qui sortent au minimum contre le typhus et le coryza.

Les vaccins facultatifs chez le chat



Ce sont cette fois-ci des vaccins qui ne seront proposés par le vétérinaire qu’en fonction du mode de vie du chat. Le vaccin contre la leucose sera proposé pour les chats ayant accès à l’extérieur et donc qui peuvent côtoyer d’autres chats (virus qui est transmis par la salive). Le vaccin pour la chlamydiose sera essentiellement proposé chez les chats vivants en grande collectivité, parfois allant régulièrement en chatterie. Quant au vaccin contre la rage il peut être conseillé sur des chats allant en extérieur pour protéger contre les rares cas de rage importés en France.

Le cas de la vaccination obligatoire chez le chat



Lorsque vous souhaitez quitter le territoire français avec votre chat celui-ci doit obligatoirement être vacciné contre la rage et posséder un passeport européen. Il faut de plus que la date de vaccination date d’au moins 21 jours avant de pouvoir voyager. En fonction du pays de destination, le délai de l’injection avant le départ peut fortement s’allonger et d’autres obligations peuvent se rajouter. Il convient donc toujours de prendre contact avec votre vétérinaire le plus rapidement possible pour connaitre l’ensemble des démarches à effectuer avant un voyage et ne pas être pris de court.

Si votre chat est déposé en chatterie pour les vacances, celle-ci va généralement demander que les vaccins essentiels soient à jour. Les responsables des chatteries peuvent parfois aussi exiger que les chats soient vaccinés contre la leucose et/ou la rage. Il convient donc de toujours demander en amont ce qui est exigé de façon à ne pas se faire refuser son animal.

Quand vacciner mon chat ?



Dès le plus jeune âge il est conseillé de se rendre chez le vétérinaire pour réaliser la primo-vaccination de son chat. On appelle primo-vaccination le fait de vacciner pour la première fois un animal (qu’il soit jeune ou non) ou de recommencer un protocole vaccinal à zéro sur un chaton vacciné depuis plusieurs années. Des rappels annuels plus ou moins complets sont ensuite à réaliser tout au long de la vie de l’animal. Même le chat âgé, vacciné pendant toute sa vie, doit continuer à être vacciné : en effet son système immunitaire s’affaiblit et il devient plus fragile.

Vaccination chez le chaton



Protocole général de vaccination

Depuis plusieurs années les recommandations en matière de vaccination du chaton ont évolué et encouragé à renforcer les protocoles de primo-vaccination. Il est possible de faire vacciner son chaton très l’âge de 2 mois pour tous les vaccins à l’exception de la rage. Le protocole général consiste alors à réaliser 3 injections espacées de 3 à 5 semaines, c’est-à-dire injection à 2, 3 puis 4 mois, puis de réaliser un premier rappel complet aux 1 an du chaton et enfin un rappel vaccinal annuel comprenant tout ou une partie des valences vaccinales (en fonction des laboratoires les vaccins contre le typhus, le coryza et la leucose peuvent durer entre 1 et 3 ans).

La primo-vaccination contre la rage, elle ne peut se faire qu’à l’âge de 3 mois révolus, sur un chaton identifié, avec une puce électronique, et possédant un passeport européen. Le rappel annuel aura lieu tous les 1 à 2 ans en fonction du vaccin utilisé par le vétérinaire.

Remarque sur la vaccination du chaton

Pourquoi ne peut-on pas commencer à vacciner plus tôt chez un chaton ? Et pourquoi est-il bien important de respecter les nouvelles recommandations avec un dernier rappel de primo-vaccination à 4 mois ?

Le très jeune chaton possède des anticorps maternels qui vont tout d’abord le protéger durant ses premières semaines de vie (d’autant plus si la mère était correctement vaccinée) mais sont amenés à disparaître totalement entre le 2ème et 4ème mois de la vie du chaton. Ces anticorps maternels vont aussi contrer en partie le vaccin réalisé chez le jeune chaton puisque celui-ci est constitué d’agents pathogènes désactivés ou inactifs. Le chaton va alors créer peu d’anticorps qui lui sont propres et qui resteront dans son organisme pour le protéger à long terme, d’où l’importance de la 3ème injection de rappel vaccinal aux 4 mois du chaton, au moment où les anticorps maternels auront disparu.

Vaccination chez le chat adulte



Un chat adulte qui n’a jamais été vacciné auparavant ou pour lequel la vaccination a été abandonné peut-être vacciné à tout moment. Le protocole de primovaccination à l’âge adulte est identique à celui du chaton.

Faut -il faire vacciner son chat tous les ans ?



Une fois la primo-vaccination réalisée et le 1er rappel annuel, les autres rappels peuvent être à réaliser tous les 1, 2 ou 3 ans fonction des vaccins. Il convient donc de bien vérifier avec votre vétérinaire, en fonction des vaccins réaliser, la fréquence des injections. Il peut arriver chez le chat qu’il y ait une année sans rappel vaccinal à réaliser. Il convient cependant de ne pas oublier l’intérêt de la visite annuelle de contrôle chez le vétérinaire sur un chat qui apparaît en bonne santé et de ne pas oublier le rappel l’année suivante, le risque étant de se retrouver avec un animal qui n’est plus protégé et qui doit reprendre sa vaccination à zéro !

Quel est le coût de la vaccination chez le chat ?



Le prix de la consultation vaccinale chez le chat comprend d’une part :

  • Le prix de la consultation chez votre vétérinaire, puisqu’on ne vaccine normalement un animal qu’après qu’il a été examiné et ausculté pour ne pas mettre en évidence de contre-indication ;
  • et d’autre part les valences vaccinales qui seront réalisées. Plus le nombre de valence vaccinale réalisée est important, plus le prix sera important. A savoir aussi que certains vaccins comme celui de la leucose est en général plus onéreux que ceux contre le coryza et le typhus.

Le prix de la consultation vaccinale varie aussi fortement d’un département à l’autre. Par exemple elle sera plus chère à Paris que dans le Cantal ! Il peut aussi être variable au sein d’un même département : il peut être plus cher si on se rapproche des grandes villes. Au sein d’une même ville, il peut aussi être variable entre les différentes cliniques vétérinaires puisque ceux-ci sont libres de fixer leur prix (les charges d’une clinique vétérinaire sont très différentes les unes des autres fonctions du local, du nombre de salariés …)

Une consultation vaccinale, à l’échelle du territoire français, coûte de 50 à 90€ en fonction des valences vaccinales injectées par le vétérinaire et du lieu où vous vous trouvez.

A savoir que le passeport européen, obligatoire lors de la vaccination contre la rage, coûte une quinzaine d’euros (prix une nouvelle fois variable en fonction des endroits) mais une fois délivré, il est valable durant toute la vie de l’animal (alors que le carnet de santé délivré par votre vétérinaire lors de la première visite de votre chiot est gratuit et offert).

Existe-t-il des contre-indications à la vaccination chez le chat ?



La vaccination ne peut être réalisée que sur un animal en bonne santé. L’existence d’une maladie au moment du rappel vaccinal peut entraîner le vétérinaire à repousser le moment de l’injection. De même, chez un chat plus ou moins âgé avec une ou des maladies chroniques plus ou moins invalidantes, il conviendra de discuter avec votre vétérinaire de l’intérêt de maintenir la vaccination (balance bénéfices/risques). Enfin, des antécédents de réactions allergiques graves à de précédentes injections vaccinales contre-indiquent la vaccination de votre compagnon sur certaines valences mais pas forcément toutes.

Quels peuvent être les effets secondaires liés à la vaccination ?



Les effets secondaires ou indésirables les plus souvent rencontrés à la suite de l’injection vaccinale sont :

  • De la douleur et/ou un nodule au point d’injection qui disparaissent en quelques jours.
  • De la fatigue pendant les 12 à 24h suivantes.

Ces effets secondaires sont déjà peu fréquents et ne sont jamais graves. En cas de douleur ou nodule important, le chat peut être présenté à son vétérinaire pour recevoir une des anti-inflammatoires si nécessaires.

Les effets secondaires graves sont extrêmement rares et arrivent soit au moment de l’injection (dans les secondes qui suivent) sois dans les 2-3 jours. Si votre chat se trouve mal 15 jours après un vaccin il n’y a aucune raison que cela soit en rapport. Il faudra chercher une autre cause à son problème.

Cas particulier du fibrosarcome : On a longtemps pensé que le vaccin chez le chat était responsable de l’apparition de cancer sous-cutané au point d’injection, ce qui a fini par rendre de nombreux propriétaires opposé à la vaccination ! De nombreuses études récentes ont bien démontré le fait que cette croyance n’est pas vraie. Il n’y a aucune relation de cause à effet entre vaccination et apparition du fibrosarcome. Le vaccin n’est pas responsable de l’apparition de cancer. Ce que l’on sait aujourd’hui c’est que d’une part cette tumeur est rare, qu’elle apparaît chez des chats qui semblent plutôt prédisposés génétiquement et que ce serait plutôt la répétition de traumatisme au niveau de la peau (quelque soit leur nature) voir la quantité de produit injecté sous la peau qui pourrait avoir une influence. Pour prévenir ce risque les vétérinaires essayent maintenant de varier le site d’injection des vaccins sur votre chat chaque année (une année sur le flanc droit, une année sur le flanc gauche : ce qui est un lieu de retrait plus facile en cas de fibrosarcome par rapport au cou) et de changer d’aiguille avant de réaliser l’injection. C’est ensuite à vous d’évaluer la balance bénéfice risque en partenariat avec votre vétérinaire pour savoir s’il est plus risqué et grave d’attraper des maladies comme le typhus ou bien d’être susceptible de développer une fibrosarcome.

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