Coryza, le rhume du chat

Aimée Guengant

Aimée Guengant

Étudiante en 4ème année à l’École Nationale Vétérinaire de Maisons Alfort.

Très contagieux, le coryza ou rhinotrachéite virale féline (RVF) du chat est une maladie répandue. Nos amis félins peuvent facilement le contracter lorsqu’ils sont régulièrement en contact avec d’autres chats, et surtout s’ils ne sont pas immunisés par vaccination. Tour d’horizon de ce qu’il faut savoir des manifestations, de la prévention et des traitements possibles de ce rhume du chat.

Le coryza et ses manifestations

Les symptômes du coryza sont divers et variés, mais en réalité, leur manifestation dépend de l’âge et de l’état de santé du félin. Après une brève incubation de 2 à 5 jours, ce rhume du chat se manifeste par des troubles du système respiratoire. Les chats malades, surtout les chatons, toussent et éternuent également. Très souvent des écoulements nasaux et une irritation oculaire sont remarqués, accompagnés d’une fièvre et d’un état de fort épuisement. Généralement, le chat n’a plus d’appétit lorsque la maladie apparaît. Son système immunitaire est plus fragile, le rendant plus sensible à d’autres maladies.

En plus de ces symptômes, l’inflammation au niveau des yeux est susceptible de s’aggraver en conjonctivite chez des félins plus faibles ou plus âgés. Un ulcère de la cornée peut alors en découler. Des ulcères buccaux sont aussi très fréquents.

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Décelé à temps, le coryza du chat est une maladie tout à fait gérable. Lorsqu’il se complique, ou lorsque la souche impliquée du coryza est virulente, l’infection peut se traduire par une pneumonie qui peut mener jusqu’à la perte de l’animal. Il est donc essentiel de lutter contre cette maladie.

Comment prévenir et traiter le coryza ?

Les trois virus conjointement responsables de la contamination des chats par le coryza sont identifiés et portent le nom de Herpes virus, Calicivirus et Réovirus. La prévention passe par un vaccin qui va lutter contre ce rhume du chat.

La santé de votre félin préféré est ainsi assurée grâce à la vaccination : une double piqûre à un mois d’intervalle d’un sérum l’immunise contre les virus, notamment contre le Calicivirus et contre ceux responsables de la rhinotrachéite. Très important, un rappel de cette injection doit être planifié annuellement. Souvent, ce vaccin est d’ailleurs associé à un autre, qui le protège des diverses bactéries responsables des complications du coryza. Il faut néanmoins savoir que ce vaccin n’empêchera pas la contamination de l’animal, mais permettra à ce dernier de lutter efficacement contre la maladie.

À défaut du vaccin, s’il arrive qu’un chat soit contaminé, une prescription médicamenteuse lui sera indiquée selon la gravité des symptômes. Les traitements vont ainsi de l’administration par voie orale, ou par injection d’antibiotiques pour contrecarrer la surinfection de bactéries, jusqu’à un traitement plus lourd à base d’antiviraux pour les situations les plus complexes.

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Bibligraphie :

Feroul M. (2006), Le coryza du chat : essai de traitement homéopathique, Thèse Méd. Vet., Lyon, 110p.

Klein A. (2013), Approches thérapeutiques des principales viroses félines, Thèse Méd. Vet., Alfort, 155p.

 

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