Qu’est-ce que l’abiotrophie cérébelleuse ?



L’abiotrophie cérébelleuse est une maladie du système nerveux, rare, où on va avoir une destruction prématurée (dégénérescence) des cellules qui constituent le cervelet. Le cervelet est une zone du cerveau située derrière les hémisphères cérébraux. Cette zone est notamment responsable de l’équilibre et de la coordination aussi bien chez l’homme que chez les animaux.

On parle aussi de dégénérescence corticale cérébelleuse post-natale.

Qu’elles sont les races à risques ?



Cette maladie a été mise en évidence dans de nombreuses races de chiens comme le Beagle, l’Australian Kelpie, le Finnish hound, le Bobtail, le Setter Gordon, l’ Airedale terrier le Samoyède, le Border Collie, le Bouvier Bernois, le Colley, le Coton de Tuléar, l’Epagneul breton, le Caniche nain ...

Pour certaines ont a prouvé que cette maladie est génétique et qu’elle se transmet de façon héréditaire (transmission autosomique récessive). Pour d’autres ce n’est qu’une suspicion.

Quels symptômes lors d’abiotrophie cérébelleuse chez le chien ?



Les symptômes apparaissent en général chez le chiot de moins de 6 mois. Plus rarement on a des formes d’apparition tardive, chez l’adulte, dans certaines races comme chez le le Setter Gordon, le Bobtail, l’Epagneul Breton et l’Australian Kelpie.

Puisque c’est le cervelet qui est atteint on va avoir des troubles de l’équilibre et de la coordination : on parle d’ataxie. Les chiens atteints sont très maladroits. Les chutes sont possibles. On va observer des tremblements intentionnels : par exemple lorsque l’animal fixe sa gamelle pour boire ou manger il va se mettre à trembler de la tête. On a aussi des anomalies au niveau des yeux avec des chiens qui présentent un nystagmus et une perte du réflexe de clignement à la menace.

L’évolution de la maladie est plus ou moins rapide en fonction des races et des individus.

Quels sont les moyens de diagnostic de l’abiotrophie cérébelleuse ?



Le diagnostic de cette maladie se fait sur trois axes :

  • 1ère étape : suspicion après examen clinique chez le vétérinaire
  • IRM possible pour la mise en évidence de lésions dégénératives au niveau du cervelet. Cet examen reste peu spécifique car ce type de lésion peut être mis en évidence dans d’autres maladies du système nerveux.
  • Test génétique : Ils existent pour certaines races (Finnish hound / Beagle/ Bobtail / Setter Gordon / Australian Kelpie) ce qui va permettre de nommer avec certitude la maladie si elle est présente.

Y a-t-il un traitement de l’abiotrophie cérébelleuse chez le chien ?



Il n’existe malheureusement à ce jour aucun traitement contre l’abiotrophie cérébelleuse chez le chien.

Il est donc important de ne pas faire reproduire des animaux présentant la maladie même s’ils sont une vie relativement correcte, pour ne pas continuer à transmettre les gênes altérés (qu’ils soient connus ou non).

Quel pronostic ?



Le pronostic reste mauvais en général mais dépend entièrement de la vitesse d’évolution de la maladie. Lorsque celle-ci est très rapide le pronostic est sombre car l’animal ne peut plus se déplacer et vivre correctement très rapidement. Lorsque l’évolution est lente, les chiens atteints peuvent avoir une vie relativement correcte pendant des mois voire des années (il y aura des chutes et beaucoup de maladresse). Dans ces cas-là, le pronostic reste réservé puisqu’on sait qu’il va continuer d’y avoir aggravations des symptômes dans le temps.