Mon chien bave : pourquoi et est-ce grave ?

Votre avez remarqué que votre chien bavait et/ou vomissait et vous vous demandez si ces symptômes nécessitent une intervention particulière de votre part. Illicoveto vous aide à décrypter ce comportement et vous conseille sur la démarche à adopter.

Les causes d’hypersalivation chez le chien

 Lorsqu’un chien bave, on parle de «ptyalisme » ou d’ « hypersalivation » en langage médical. Ce comportement, même exacerbé, peut être, dans certains cas, le signe d’une satisfaction, d’un contentement. En effet, l’hypersalivation est décrite sur certains chiens qui attendent un repas ou une récompense alimentaire.

En revanche, dans d’autres situations, l’hypersalivation peut être le signe d’appel d’une maladie bénigne ou maligne.

L’exposition d’un animal à un toxique est une des principales causes d’hypersalivation. Rappelons que les plantes d’ornement, d’intérieur ou d’extérieur, sont, pour certaines, toxiques. Nos animaux de compagnie apprécient parfois mâchonner les feuilles de ces plantes. Par ailleurs, l’environnement de vie de nos chiens regorge de produits ménagers, parfumés et produits chimiques en tout genre (antigel, anti-limaces, insecticides, etc) que nos compagnons sont susceptibles de lécher ou d’avaler. Ce comportement peut provoquer des inflammations de la cavité buccale à l’origine d’hypersalivation et, dans les cas les plus sévères, des symptômes graves. Soyez vigilant et assurez-vous que l’environnement de vie de votre chien ne possède pas de dangers potentiels. En cas de doute, n’hésitez pas à prendre conseil auprès de nos vétérinaires en ligne.

Les maladies buccales peuvent générer de l’hypersalivation. Citons, par exemple, la maladie parodontale et le tartre, les ulcères buccaux, les cancers de la cavité buccale ou encore les abcès dentaires. La présence de corps étrangers buccaux est également une cause d’hypersalivation. Ces situations sont fréquentes chez le chien qui aime mâchonner et jouer avec des morceaux de bois, de plastique ou des cailloux. Les maladies de la cavité buccale s’accompagnent également d’une modification du comportement alimentaire de l’animal. En présence d’une gêne ou d’une douleur buccale, l’animal malade aura tendance à préférer les aliments humides et mous (pâtée, ration ménagère) plutôt que les aliments secs et durs (croquettes, bâtonnets à mâcher).

Un chien mordu par un serpent, piqué à la gueule ou ayant léché ou avalé des chenilles processionnaires risque fortement de présenter de la salivation excessive. On parle d’envenimation lorsque le chien a été exposé à un venin de serpent ou d’insecte. Attention, les dégâts provoqués par les morsures de serpents venimeux et par le contact avec des chenilles processionnaires peuvent être gravissimes chez l’homme, comme chez le chien (nécrose de la langue, infections, état de choc).

L’hypersalivation peut être le signe d’une atteinte plus générale du tube digestif (gastrite, hépatite, pancréatite, etc.) mais peut également être un symptôme d’une maladie non digestive comme, par exemple, l’épilepsie.

Conduite à tenir en cas d’hypersalivation chez le chien – Quels traitements utiliser ?

Vous l’aurez compris, les causes d’hypersalivation chez le chien sont nombreuses et de gravité très variable. Lorsque l’hypersalivation est associé à une atteinte de l’état général de votre chien, lorsque ce symptôme perdure au-delà de quelques heures ou lorsque vous pensez que votre chien aurait pu s’intoxiquer ou avoir subi une envenimation, cela doit motiver une consultation. Nos vétérinaires en ligne répondent à vos questions 24/24h.

En présence d’une atteinte de la cavité buccale, le vétérinaire pourra être amené à proposer de tranquilliser votre chien de façon à mieux identifier l’anomalie mais également pour apporter les soins nécessaires à sa guérison. En présence d’anomalies dentaires (tartre, abcès, fracture dentaires), le vétérinaire réalisera un détartrage, un polissage et, si nécessaire, des extractions dentaires. Ces procédures se réalisent sous anesthésie générale chez les animaux domestiques. Le maintien d’une bonne hygiène dentaire chez votre compagnon permet de prévenir l’apparition de ce genre d’anomalies. Pour cela, il est conseiller d’habituer le plus tôt possible votre animal au brossage dentaire et réaliser ce brossage a minima 3 fois par semaine au cours de sa vie. Brosses et dentifrices vétérinaires pour animaux sont disponibles en cliniques vétérinaires.

En présence de gingivo-stomatite, le vétérinaire pourra prescrire des gels buccaux pour soulager l’inflammation des gencives et les assainir et, pour les cas le plus sévères, des anti-inflammatoires et/ou des antibiotiques en présence d’une infection. Parmi les solutions naturelles, des gels à base d’aloe vera peuvent également être appliqués sur les gencives de votre animal pour les soulager.

A propos de l'auteur

Marion Tissier - Docteur en Médecine Vétérinaire

Marion Tissier - Docteur en Médecine Vétérinaire

Le Docteur Marion Tissier travaille dans un Centre Hospitalier Vétérinaire depuis 2011, au sein d’un service de médecine interne des carnivores domestiques et NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie). Elle effectue également des remplacements réguliers dans un cabinet vétérinaire de montagne. Elle est la référente technique pour illicoVeto.
Marion Tissier - Docteur en Médecine Vétérinaire

Marion Tissier - Docteur en Médecine Vétérinaire

Le Docteur Marion Tissier travaille dans un Centre Hospitalier Vétérinaire depuis 2011, au sein d’un service de médecine interne des carnivores domestiques et NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie). Elle effectue également des remplacements réguliers dans un cabinet vétérinaire de montagne. Elle est la référente technique pour illicoVeto.

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