Asthme chez le chat : prévention et traitement

Comme chez l’homme, l’asthme félin est une maladie respiratoire chronique évoluant par crises. Elle est liée à une inflammation chronique des bronches. Il s’agit d’une forme d’allergie respiratoire dont les causes sont multiples. En l’absence de traitement adapté, les crises peuvent sérieusement affecter la vie quotidienne de l’animal et la mettre en danger. illicoVeto vous conseille et vous décrypte cette maladie fréquente chez le chat domestique.

Les symptômes de l’asthme félin

Les crises d’asthme se manifestent par une gêne respiratoire, une respiration sifflante ou encore de la toux sèche et quinteuse. Dans les cas les plus graves, on observe une détresse respiratoire marquée caractérisée par une respiration gueule ouverte et des mouvements très amples du thorax. La fréquence respiratoire est augmentée par rapport à la normale.

Fatigués de mal respirer, les chats asthmatiques peuvent alors présenter d’autres symptômes, non spécifiques et plus généraux tels qu’une baisse de forme, un manque d’appétit, un amaigrissement ou encore de la fièvre en cas de surinfection des poumons.

Mesures préventives pour la gestion de l’asthme félin

Les animaux asthmatiques sont sensibles à tout ce qui peut être irritant pour les voies respiratoires. A la différence d’un animal en bon santé, le moindre petit allergène présent dans l’air ambiant peut déclencher une inflammation des bronches chez l’animal malade. Par conséquent, il est important qu’un chat asthmatique vive dans un environnement sain. Ainsi, au sein du foyer, l’adoption de bonnes mesures d’hygiène est importante ; dépoussiérage fréquent des surfaces, désinfection régulière des sols, entretien strict des tapis et des moquettes, aération des pièces, nettoyage fréquent des zones de couchage de l’animal (paniers, couvertures). Il convient également de proscrire l’utilisation d’aérosols parfumés tels que l’encens, les bougies parfumées, les désodorisants en spray ou les litières parfumées. L’utilisation de désinfectants puissants (javel, ammoniums quaternaires) doit être réalisée dans des pièces correctement aérées et suivie d’une phase de rinçage. L’ensemble de ces mesures permet de prévenir l’apparition de crises d’asthme.

Traitement de l’asthme félin

La présence de signes respiratoires chez le chat tels que décrits plus haut (toux, augmentation de la fréquence respiratoire, sifflements, respiration gueule ouverte) justifie une consultation en urgence auprès d’un vétérinaire, même en l’absence de symptômes généraux. En effet, en présence de signes respiratoires, le pronostic vital de l’animal est engagé.

Pour confirmer le diagnostic d’asthme, le vétérinaire effectuera des radiographies du thorax. En cas de crise très aigue et de signes respiratoires sévères, une hospitalisation de votre animal pourra être proposée de façon à lui administrer de l’oxygène, des sédatifs, des bronchodilatateurs et, dans certains cas, des antibiotiques et des corticoïdes. L’administration d’antibiotiques chez le chat asthmatique est utile en présence d’une surinfection des voies respiratoires mais n’est pas systématique.

Un chat qui présente des difficultés respiratoires doit être placé dans un environnement calme et rassurant puisque le stress a tendance à accentuer la gêne respiratoire.

A moyen et long terme, les chats asthmatiques reçoivent en général de la cortisone à petites doses, par voie orale ou par inhalation. Cela réduit les symptômes et retarde l’apparition d’autres crises. Le recours à l’administration de bronchodilatateurs tels que le salbutamol peut être réalisé à la maison via l’utilisation de chambres d’inhalation appelées Aérokat ou BabyHaler®.

La délivrance de ces médicaments est soumise à prescription médicale.

Des alternatives naturelles telles que la phytothérapie peuvent également améliorer le confort de vie d’un chat asthmatique. Ces alternatives agissent surtout en traitement de fond mais sont peu efficaces en urgence en cas de crise sévère. Attention, l’utilisation d’huiles essentielles sans avis spécialisé est dangereuse. Les huiles essentielles sont très puissantes et peuvent causer des réactions allergiques chez le chat. Prenez toujours conseil auprès d’un vétérinaire phytothérapeute et aromathérapeute avant d’utiliser des extraits de plantes standardisées ou des huiles essentielles.

Pour tout conseil, n’hésitez pas à faire appel à notre service de vétérinaires en ligne.

A propos de l'auteur

Marion Tissier - Docteur en Médecine Vétérinaire

Marion Tissier - Docteur en Médecine Vétérinaire

Le Docteur Marion Tissier travaille dans un Centre Hospitalier Vétérinaire depuis 2011, au sein d’un service de médecine interne des carnivores domestiques et NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie). Elle effectue également des remplacements réguliers dans un cabinet vétérinaire de montagne. Elle est la référente technique pour illicoVeto.
Marion Tissier - Docteur en Médecine Vétérinaire

Marion Tissier - Docteur en Médecine Vétérinaire

Le Docteur Marion Tissier travaille dans un Centre Hospitalier Vétérinaire depuis 2011, au sein d’un service de médecine interne des carnivores domestiques et NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie). Elle effectue également des remplacements réguliers dans un cabinet vétérinaire de montagne. Elle est la référente technique pour illicoVeto.

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