Le vomissement chez le chat – Quels anti-vomitifs administrer ?

Chez le chat, le vomissement est un comportement fréquemment observé par les propriétaires. Il ne faut pas confondre vomissement et régurgitation. La régurgitation est un comportement anormal qui se traduit par le renvoi d’un aliment consommé immédiatement après ingestion (dans les minutes qui suivent), sans contraction abdominale associé. Le vomissement peut survenir plusieurs heures après un repas ou même en l’absence de prise alimentaire. A la différence des régurgitations, le vomissement s’accompagne de contractions abdominales bien visibles. Ce comportement est normal lorsqu’il reste occasionnel et si il ne s’accompagne pas d’autre symptômes. Très souvent, le chat vomit pour éliminer une boule de poils, formée dans son estomac suite à son comportement de toilettage. Dans les autres cas, le vomissement est un symptôme anormal, parfois liée à l’ingestion d’un toxique ou à la présence de parasites intestinaux. Dans les cas les plus sévères, le vomissement peut être le signe d’appel d’une maladie grave (insuffisance rénale, pancréatite, occlusion digestive, lymphome digestif, etc.). L’observation du comportement de votre animal et de l’aspect de ce qu’il vomit peut aider à identifier les causes de vomissements.

Est-il toujours nécessaire de gérer les vomissements du chat par l’administration d’un médicament à action anti-vomitive ? Existe-t-il des remèdes naturels ? Quels sont les bons gestes à adopter pour soigner votre chat ? Découvrez nos astuces et conseils avec Illicoveto.

Quels sont les remèdes maison anti-vomitifs pour chat ?

Pour diminuer la fréquence des vomissements liés au rejet de boules de poils chez le chat, il est conseiller de brosser régulièrement votre animal. En période de mue importante, il est a minima conseillé de procéder à un brossage quotidien. L’administration de compléments alimentaires à base de paraffine permet d’aider les boules de poils à transiter le long du tube digestif et à être éliminées par voie fécale. Ces compléments alimentaires sont disponibles en cliniques vétérinaires.

Le jeûne temporaire est un bon moyen de mettre au repos un tube digestif malade. Sans l’avis d’un vétérinaire, ce jeûne ne doit pas excéder 24h. Le jeûne est également fortement déconseillé chez les très jeunes animaux car ils sont sujets à l’hypoglycémie. Lorsqu’on parle de jeûne, il s’agit toujours d’un jeûne uniquement alimentaire. La mise à disposition d’eau fraiche à volonté ne doit jamais être interrompue, même en présence de vomissements.

Par ailleurs, la mise a jeun d’un chat plusieurs heures avant un transport en voiture permettra de réduire le risque de vomissements induits par le mal des transports.
L’apparition de vomissements suite à un changement alimentaire peut être évité en procédant toujours à des transitions alimentaires progressives. En effet, si vous décidez de changer de gamme d’aliments, commencez toujours par proposer le nouvel aliment en petite quantité et mélangé à l’ancien aliment. Au cours des jours suivants, vous augmenterez progressivement la part du nouvel aliment par rapport à l’ancien jusqu’à présenter à terme une gamelle contenant uniquement le nouvel aliment. Cette pratique permet d’habituer le tube digestif.

Les bonnes pratiques pour prévenir les vomissements chez le chat

A la différence du chien, un chat parasité (c’est-à-dire porteur de parasites dans son tube digestif) pourra présenter des vomissements chroniques sans diarrhée. La vermifugation préventive d’un chat permet d’éviter cela. Respectez les protocoles de vermifugation conseillés par votre vétérinaire. En général, il est conseillé de vermifuger les chatons tous les mois jusqu’à 6 mois d’âge puis 4 fois par an chez un chat adulte ayant accès à l’extérieur (2 fois par an chez un chat d’appartement).

La visite annuelle vétérinaire (correspondant en général aux rappels de vaccination) permet de faire un bilan de santé et, parfois, de déceler précocement certaines maladies. A cette occasion, le vétérinaire peut proposer une prise de sang, permettant de déceler des dysfonctionnements rénaux ou hépatiques par exemple. Au delà d’un certain âge, les prises de sang sont vivement conseillées puisque la fréquence de certaines maladies augmente avec le vieillissement (maladie rénale chronique, hyperthyroïdie).

N’hésitez pas à faire appel à notre service de vétérinaires en ligne pour plus de conseils.

Les médicaments anti-vomitifs

Les médicaments à action anti-vomitive sont des médicaments délivrés sur ordonnance. Une consultation chez un vétérinaire s’impose donc au préalable à l’utilisation de ce genre de médicaments.

Chez le chat, les molécules anti-vomitives souvent prescrites sont le métoclopramide, le maropitant ou encore les anti-histaminiques. Attention, chez le chat, les doses prescrites sont très différentes de celles prescrites pour les être humains. Prenez toujours conseil auprès d’un vétérinaire avant d’administrer un médicament à votre animal.

Marion T.
Docteur Vétérinaire
Inscrite au Tableau de l’Ordre national des Vétérinaires

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